Grotte des sources de la Nive (spéleo) Comptes -rendus

Grotte de source de la nive (spéleo) Comptes -rendus


Tout d'abord, une présentation de la grotte des sources de la nive (extraction du site d'Alexis AUGUSTIN guide spéléo)
dans un des biefs
dans la galerie
près du siphon
dans la salle des concrétions

Cette belle cavité aquatique est idéale pour la découverte de la spéléo.
Car, dans cette grotte, il n’y a pas de passage étroit !
Mais la progression réserve d’autres surprises.
Des blocs à escalader débutent le parcours puis se présente un petit rappel sur corde (environ 7m).
Un premier lac est l’occasion de s’immerger jusqu’à la taille (variable selon le niveau d’eau et la hauteur de chacun).
C’est un peu froid mais avec la combinaison néoprène ça passe très bien !

Et la suite est encore mieux : de l’eau de nouveau, une galerie supérieure richement décorée. Une grotte surprenante pas sa beauté qui dévoile la face cachée d’une résurgence mystérieuse.

Période de pratique: de début mai à fin octobre
Les atouts de ce site
La dimension aquatique
Une progression très variée
Une grotte spacieuse (idéal pour ceux qui appréhendent les passages étroits)

Toutes les informations pratiques
– Créneaux horaires : 9h – 13h30 ou 14h – 18h30
– Durée : env. 2h30 dans la cavité
– Conditions : à partir de 10 ans, savoir nager, prévenir en cas d’antécédents médicaux particuliers
– Lieu et heure de rdv : marché couvert de St Jean Pied de Port, 9h ou 14h
– Nombre maxi : 8 personnes
– Matériel fourni : pantalon néoprène, chaussettes néoprène, casques, éclairages, baudriers, matériel technique collectif.
– A prévoir : de l’eau (env. 0.5l/pers.), un maillot de bain, une paire de chaussures de sport en bon état (type rando, running, trail), un haut à manches longues (tee-shirt+polaire), un cordon si vous portez des lunettes, une serviette, des vêtements et chaussures de rechange pour le retour sur terre
– Transport : le déplacement vers le site de pratique n’est pas compris dans la prestation (environ 20 minutes de voiture depuis le lieu de rdv)
– Niveau de difficulté : accessible à tous
– Tarif et reglements voir sur le site

Quelques comptes-rendus extraits du blog de leizemendi ( club de spéléo et  canyoning )
Sur internet, j'ai pû retrouver un compte-rendu d'une exploration de cette résurgence et vous la livre telle quelle.
source --> sur site strates.canalblog.com en 2017/04

26 avril 2017
Explo Sources de la Nive - mercredi 26 avril
Joël, Stéphane, Serge + un inconnu qui passait par là par hasard...

Nous sommes donc trois au départ de Garazi ce matin. On se prépare en buvant un café et direction Béhérobie. On s’équipe dans la fraîcheur du matin et c’est parti !

Bon, l’eau est toujours aussi claire, mais aussi, il faut bien le reconnaître, un peu beaucoup bien fraîche. On monte directement vers le méandre découvert la dernière fois. Serge et l'inconnu commencent à attaquer le caillou au pied de biche pour élargir le passage et on s’engage donc dans la galerie Agnès. C’est un peu étroit par endroit mais très joli tout le long.

On ne va pas bien loin au final (une cinquantaine de mètres tout au plus, et encore ; direction est – nord-est) ; la salle du fond est vraiment très belle. Tout au fond du fond c’est bouché par du sédiment… Et quoi après : point d’interrogation ! Une sortie supérieure : point d’interrogation. Par contre, pour ce qui est de rejoindre le Behia, vous pouvez passer vot’ ch’min m’sieurs-dames : sûr, c’est pas par là !

Joel étonné devant tant de beauté
Salle très joliment concrétionnée

Pour le retour, Serge part devant et commence à poser deux goujons pour pouvoir descendre au niveau du deuxième siphon. L’inconnu et moi le rejoignons et puis nous retrouvons Stéphane venu à notre rencontre.

Direction la sortie, nettoyage de matériel et pique-nique au bord du ruisseau. Tant qu’à faire dans les banalités, j’affirme haut et fort : il fait frais quand qu’on est tout mouillé quand même !


Détail de la salle
L'inconnu se prosterne devant tant de beauté

Question topographie, vous l’aurez sans doute remarqué, tout ça est très approximatif, c’est vrai… Il faut dire que le matériel de topo est resté bien sagement au local pendant tout ce temps : bref s’il est sale, endommagé ou s’il dégage une mauvaise odeur, ce n’est pas notre faute… Et il faut donc chercher un responsable ailleurs que chez les quatre participants à cette inénarrable exploration. 



L'inconnu cherche la galerie Agnès
Pléthore de colonnes, stalagT et stalagM.

Pose d'un point double pour sécuriser un rappel à la descente
Joël


Autre compte-rendu d'une exploration de cette résurgence en 2015 et vous la livre telle quelle.
source --> sur site strates.canalblog.com en 2015/05

 15 mai 2015
Grotte des Sources de la Nive

J'ai prévu cette sortie afin d'aller repérer la cavité en vue de l'entrainement secours que nous organisons chaque année.J'ai pensé venir ici en raison du côté inhabituel du lieu,mais je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter cette résurgence,je me demande bien pourquoi.
Serge et Laurent viennent nous dire bonjour au local,les deux ne pouvant venir nous accompagner.J'écoute avec attention les conseils de Serge qui nous guide pour l'itinéraire.

Nous arrivons rapidement au parking des Sources,le temps est gris et bouché mais le niveau d'eau de la Nive est bas.Nous devrions être tranquille pour la visite.
Iban et Stéphane optent pour la néoprène,moi pour la ponto et Robert pour........rien sinon un ciré. Espèrons que l'eau ne sera pas trop fraîche !

Suivant les indications de Serge,nous partons à droite après être rentrés dans la grotte.Il faut monter pratiquement jusqu'en haut de la salle. Je farfouille deux secondes et je trouve la lucarne qu'il faut franchir. Les deux broches posées par Alexis sont bien là.

Iban installe la corde mais elle me semble bien courte. Stéphane m'avait pourtant assuré qu'il avait pris une 19 m. Après vérification au retour, il s'agit d'une 9 m.Attention à ne pas se tromper de chiffre sur la corde !
Mais finalement, Iban ruse et nous pouvons descendre au bas de la pente.

Le premier lac apparaît.Nous passons sur la droite avec de l'eau jusqu'à la taille. C'est super la ponto !
Grâce à Robert,nous pouvons savoir si l'eau est fraîche ou pas. Il ne se noie pas donc ça doit être supportable.

Nous arrivons dans une grande salle, les plafonds sont hauts. La suite est en bas en suivant la rivière.

Nous atteignons maintenant un deuxième lac qui paraît bien profond.La suite est à droite il faut remonter un ressaut peu commode et redescendre de l'autre côté sur une pente de glaise. J'èspère que l'on pourra remonter !

Stéphane qui a une néoprène trouve un autre passage en nageant dans le lac.
Il faut maintenant remonter une pente d'une quinzaine de mètres complètement glaiseuse,une vraie patinoire !
Heureusement,une corde est en place et permet d'atteindre le haut de la salle. Les premiers qui ont mis cette corde en place ont dû rigoler un moment avant d'arriver en haut !

Nous nous arrêtons en haut de cette nouvelle salle en apercevant le troisième lac qui est derrière. Mais là,il faut un canot pour aller plus loin.

Au retour, nous montons dans les hauteurs de la grande salle faisant suite au deuxième lac pour trouver un itinéraire original pour la civière.Un puits d'une dizaine de mètres fera super bien l'affaire.
Retour tranquille en appréciant tous les aspects de cette superbe cavité. On va se régaler dans quinze jours !!

Iban,Stéphane,Robert,Philippe.
PS : Désolé pour le manque de photos,j'ai oublié l'appareil dans la voiture !

On peut aussi trouver sur leur site un compte -rendu plus ancien
source --> sur site strates.canalblog.com en 2012/06

19 juin 2012
Source de la Nive - Beherobiko ithurria


Vendredi 15 juin 2012 – source de la Nive
Alexis, Philippe L, Serge.

Retour aux sources, si j’ose dire, puisque pour ma part, c’est une des premières cavités dans laquelle je me suis aventuré sans y avoir été guidé par quelqu’un qui la connaissait déjà.
Donc nous voilà tous trois encombinés de néoprène, dès le matin, pour pénétrer dans l’entrée, juste au dessus de la résurgence.



Le niveau est normal. Nous abordons le lac d’abord, puis nous remontons pour chercher le passage qui shunte ce premier lac. Bien entendu, je les amène dans le plus pourri, la pente de glaise qui colle et qui glisse. On manque de se casser la gueule, mais ça passe. Bien entendu aussi, dès le premier coup d’œil en bas, on voit bien par où on aurait dû passer. Rhaaa, ce Serge !

On attaque l’actif, très chouette, puis on passe les 2 biefs, accrochés à la paroi, rive gauche, de l’eau au raz des coucougnettes qui commencent à baigner dans le jus glacé.

Au terminus du siphon 3, on cherche un peu le passage supérieur, pour accéder au lac terminal. Finalement, on le trouve, non sans se foutre minable de flotte (fraîche) et de boue (collante). On escalade l’accès au lac par une vieille corde dynamique en place qu’on remplace par une autre, encore plus vieille et nettement moins dynamique. On plante 2 spits, histoire de ne pas avoir trimballé le perfo pour rien. On récupère la vieille corde de 8 mm, on en fera des longes pour nos ennemis, si jamais y en a qui s’inscrivent au club. En furetant ici et là, on découvre une perle incrustée dans de la roche. On pense à une pépite d'or, on verra lors de l'analyse chez le bijoutier. Si ça se trouve, on vient de découvrir le plus riche gisement d'or sur terre. Oui, bon, sous terre, si vous voulez. Jugez plutôt :

On ressort de ce cloaque par une variante hors crue que nous dégotte Alexis, toujours en quête de voies nouvelles. Le bougre nous fait découvrir de bien beaux passages.

En sortant, Alexis en profite pour poser 2 broches qui serviront à sécuriser (y en a certes grandement besoin) la descente vers l’actif, et la remontée aussi, mais dans une moindre mesure.

Nous sortons, il est juste midi.
J’arriverai juste à temps pour ma réunion de 13 h 30 au boulot avec tout le staff et tous les chefs endimanchés.
J’avoue que je les écoute d’une oreille distraite parler de gain de productivité, cash flow et autre retour sur investissement. Dans mon cœur, je suis encore sous terre.
Serge

Je n'ai toujours pas trouvé de vidéo sur cette exploration, pas plus que d'autres photos et c'est un peu dommage . Qui sait , avec le temps .

Les explorations actuelles

On le doit aux spéleo-plongeurs qui ont reconnu le siphon et l'ont remonté sur 300m. Au bout, ils ont débouchés sur de nouvelles galeries et commencent à les découvrir. 


La Nive 28 juillet 2024
Esterençuby, 27 et 28 juillet 2024

CR https://leizemendi.com/la-nive-28-juillet-2024/
Frédo, Yopie du Gers, Thomas Therasse, Stéphane, soutenus par Emilie de Bordeaux et Valérie
T. P. S. T. : 3 h 00

Je serai bref.
Plus ou moins.
Ce weekend aura marqué l’Histoire – avec un grand H – de Leize Mendi et des Crapouillaux, dont c’est d’ailleurs cette année le vingtième anniversaire !
Pendant qu’un groupe de spéléos « secs » vivait l’aventure du Berger – voir le compte rendu de nos estimables confrères, bravo à eux – d’autres, plus à l’aise avec l’élément liquide, ou plus feignants si l’on considère l’aide non négligeable de ce cher Archimède, retournaient à la Nive.
Le casting du jour venait d’un peu partout : Frédo, Yopie du Gers, Thomas Therasse et ma pomme, soutenus par Emilie de Bordeaux et Valérie de Tarbes. A noter que ce sont les filles qui se sont tapé la partie la plus ingrate – les portages – et sans plonger de surcroît, un grand merci pour leur travail et leur sueur.
Et en plus, la sueur de filles, ça sent la rose à paillettes…

Quatre plongeurs se sont donc retrouvés post-siphon dans la Salle des Crapouillaux, du jamais vu auparavant ! La visibilité était exceptionnelle, permettant pour la toute première fois depuis 2017 de voir la cavité dans toute sa colossale majesté, et de comprendre certains passages un peu paumatoires… Peu avant l’arrivée dans la galerie argileuse, Frédo, s’étant éloigné sur la gauche, a même très probablement découvert la continuité de l’actif. Si certains doutaient du fait que l’on puisse crier de joie avec un détendeur en bouche, je vous assure que c’est possible.
Dans l’exondé, le travail s’est partagé en deux binômes, Frédo et Yopie topographiant la salle en détail au télémètre / clinomètre, Thomas et ma pomme équipant une main courante et le ressaut pour descendre le P25 qui nous avait bloqués l’an dernier. À noter que le perfo semble avoir correctement vécu le voyage dans l’eau douce.
Il y a bien de l’eau au fond de la salle, profonde, cristalline. Si c’est un regard vers l’actif, nous pourrions à l’avenir shunter la Salle des Crapouillaux par le bas.
Au départ du P25 : au-delà, ce sont les ténèbres, la Terra Incognita…
Ta ta taaaa…
Thomas et moi nous sommes ensuite glissés dans une vague chatière argileuse remontante, sans trop y croire. Mais voilà, au prix de quelques cailloux déplacés, cela continuait… Au bout de quelques minutes, nous sommes arrivés dans une salle, dominée par une escalade d’une vingtaine de mètres. L’escalade, de difficulté modeste, fut avalée et purgée de quelques quintaux de blocs menaçants, dans un fracas de tonnerre. Au sommet, une vaste galerie s’ouvrait vers le nord…
« Dis donc, ça en a fait du raffut… S’il ont entendu ça, tu crois qu’ils s’imaginent qu’on est morts ? On devrait peut-être aller leur dire, non ?
Bof… Sous terre, ça étouffe le bruit…
On continue alors ?
On continue ! »
Une galerie semée de pierriers un peu instables, où l’on prend garde à la blessure qui, ici, serait complexe à gérer… Une bifurcation, où des concrétions commencent à apparaître… Puis une salle ornée de draperies et de fistuleuses immaculées… Un passage à peine rétréci, où l’on se faufile pour ne pas briser ces aiguilles scintillantes… et ensuite encore une salle de gours asséchés… On évolue dans des espaces de l’ordre des huit mètres sous plafond et quinze mètres de largeur, sans difficultés autres que de ne pas trébucher dans les blocs, tant l’on marche le nez en l’air…
« Non mais attends, c’est juste pas croyable… Et ça continue encore !
Quel cap ?
Plus ou moins nord…
Tu sais quelle heure il est ? On a laissé nos instruments là-bas… et le télémètre, et la caméra, et… et même le carnet topo, on est vraiment des busards ! On y retourne ?
Ben, si on y retourne, selon l’heure qu’il est, on ne pourra pas revenir… On a dit quatre heures aux filles.
Allez, on regarde juste comment c’est derrière la prochaine courbe, et on rentre. »
Ce dialogue s’est répété une bonne demi-douzaine de fois. A chaque nouveau tronçon découvert, à chaque virage, nous nous disions qu’il fallait rentrer… mais d’abord, on jette un œil à la suite, promis-juré, juste un œil, et on rentre… Et puis cela continuait… Cela continuait… Comment se souvenir de tout ? La « première » de rêve, celle où l’on parcourt des centaines de mètres sans rencontrer le moindre obstacle sérieux, une randonnée souterraine dans un espace où jamais la main de l’Homme n’a encore mis le pied, celle au terme de laquelle nous sommes nombreux, j’en suis sûr, à nous être réveillés dans notre lit, furieux d’y avoir cru.
Une bonne équipe de champions.
Au sommet d’une descente empierrée, nous nous sommes résignés, au terme d’un énième dilemme, à faire demi-tour. Le demi-tour inédit, frustrant, pas le demi-tour sur étroiture infranchissable, ou le demi-tour sur « ça queute », non non : le demi-tour sur « les copains vont s’inquiéter » !
Les retrouvailles furent émouvantes. Nous étions partis depuis une heure.
« Vous avez entendu la chute du gros bloc ? Vous vous êtes inquiétés ?
Ah non non, pas du tout, nous on a fini la topo ici… Alors, ça dit quoi ? »
Il y avait encore à rentrer, et un petit contretemps est venu perturber notre planning prévisionnel de sortie : c’est que voyez-vous, quand quatre crapouillaux – et pas des plus délicats – pataugent allègrement dans les banquettes d’argile pour s’équiper, la visibilité de la vasque tombe assez rapidement à néant, voire en négatif (oui, une visi négative, c’est possible si je veux, c’est moi qui compte rends). A tel point que le rééquipement d’une portion de fil s’est avéré, sinon indispensable, du moins garant du confort du chemin retour. Nous sommes pourtant arrivés au restaurant des sources à l’heure pour le dîner, la tenancière n’aura donc pas eu l’usage de son rouleau à pâtisserie pour châtier les retardataires !

On a dit de ne pas encombrer le parking du haut.
Personne n’a parlé du parking du bas !
Merci à Emilie et Valérie pour les portages, ainsi qu’à Ludo et Ricky qui nous ont rejoints dimanche ; à Laurent et Alexis pour leurs informations sur les conditions de plongée la semaine précédente, qui nous auront permis de valider le projet ; à Vincent 4point pour la bouteille de champagne ; et à Marie-Hélène pour son adorable accueil vendredi soir (« Au chef… et à sa Dame ! »).
Et bien sûr : on y retournera ! !

videos de Fredo Nive
- post siphon 2023 https://www.youtube.com/watch?v=ZmnOqJ4z8Sg
- post siphon 2024 https://www.youtube.com/watch?v=Qizas4K4pQw
- et Source de la Nive Topographie et exploration 2024 https://www.youtube.com/watch?v=dKE7LH_O_hA

Quelques images extraites des videos

Et la question que l'on se pose , c'est d'où vient l'eau , existe-t-il un réseau souterrain d'alimentation ?


 II   Le réseau Béhia (Behiako Leiza) 
( petit point sur le réseau Béhia, le plus grand du massif d'urkulu )

C'est qui est sûr, c'est que l'eau de la Nive provient , du moins en partie, des eaux collectées au dessus et au-dessus nous avons le massif calcaire d'Urkulu Mendilatz. Qui dit massif calcaire, dit forcément gouffres, grottes, pertes de ruisseaux, réseau souterrain.
Plusieurs secteurs dans ce massif calcaire, vers l'ouest  c'est le secteur d'Elhusaro où il y a plusieurs pertes de ruisseaux, puis la foret d'Orion avec au-dessus les secteurs d'Oyanbeltxa, Leizehandi, Minasarro, plus central c'est Ustarazu, Orgambidé, Idopil, et à coté Salvete et les pertes du Sayarre Mendilatz.

Tous ces secteurs abritent des pertes , des gouffres , et on peut imaginer qu'un vaste réseau souterrain relie tout cela , reste à prouver qu'il existe ( par des colorations par exemple), et encore mieux , à le découvrir.

C'est ainsi que tous les clubs spéléo se donnent pour objectif de visiter les gouffres et les réseaux qu'ils peuvent y trouver.
Et c'est ainsi qu'un gouffre au dessus d'Ustarazu, le Behiako Lezea  s'est révélé être une porte d'entrée d'un vaste réseau souterrain : le réseau Béhia.

Situation du Gouffre Béhiako Leiza

Coordonnées WGS84 (gps)  lon=-1.21273 lat=43.05882
Le gouffre Béhia, point d'entrée d'un vaste réseau souterrain qui alimenterait la résurgence de la Nive, se situe à environ 925m d'altitude, et pratiquement au dessus des sources de la Nive ( qui sont 350m environ). Ce qui donne un dénivelé descendant de 575m environ entre l'entrée du gouffre et la résurgence.
Il est facile de voir le départ du gouffre puisque situé à coté de la route d'accès d'Orgambidé.
( son accès est protégé par une clôture de barbelé).


 Et ce vaste réseau auquel ont accédé les spéléologues à permis à ces derniers de développer 11,5 kms de galerie, et un D- de 596m .
Le caractère très exceptionnel de ce réseau a poussé à la création d'un collectif qui oeuvre pour son développement. Un site internet a été monté afin de centraliser toutes les découvertes qui y sont faites. Les topos, des images, des videos ont été mises en ligne .
Pour se donner une idée de ce réseau souterrain, le mieux est de se connecter à ce site et de le parcourir.     réseau Béhia 

Et puisque n"étant pas spéléologue,  les images de ce réseau je ne les verrais jamais réellement, remercions ceux qui ont fait des photos et des videos qui nous montrent les beautés de ce réseau.

une vidéo de Rémi Bertrand Béhiako 1er novembre 2014
Merci à Rémi et à tous ceux qui font des vidéos

Les interactions entre les différents sites:
sur  article camp d'urkulu 2015on peut lire :
Pour appréhender le massif, Philippe nous embarque voir les pertes de Sayarre à la limite d'Urkulu et du Mendilaz, qui est la continuité du massif calcaire sur le versant navarrais. Suite aux pluies de l'avant-veille, l'eau coule pas mal et se perd dans la dizaine de pertes en suivant la limite de la forêt. Le SY 11, exploré actuellement par le club de Pampelune, les Satorrak (les Taupes en basque), a livré une rivière à - 300 m qui serait la rivière de la Hoya que nous retrouvons dans le Behiako Lezia, une coloration permettrait de prouver avec certitude cette hypothèse. Une rivière qui coule en méandres paisibles se perd intégralement dans la terre à moins de 50 m du SY 11.

 Dans la base Karsteau, concernant l'hydrologie du massif d'Urkulu, on peut lire :
"Les pertes qui sont présumées alimenter la Nive se trouvent tant en Espagne qu'en France. Des colorations effectuées par Ravier en 1959 auraient démontré les relations présumées entre les pertes espagnoles et les pertes françaises situées sur Ydopil (Espagne) et Elhursaro (France) et l'exurgence de la grotte des Sources de la Nive, relations qui avaient déjà été pressenties par E-A Martel lors des prospections et études qu'il avait mené sur le massif au début du siècle."

Dans un article de Gilles Parent ( Ziloko Gizonak, groupe spéléo de Bayonne) sur l'OR103 que l'on trouve sur le bulletin de Leize mendi n°10, on trouve ce passage
"Rappelons enfin que de la fluorescéine injectée dans un cours d’eau hypogé, à Elhursaro (extrême ouest du massif) était ressortie aux sources de la Nive.
Gilles Parent
"

Au fur et à mesure de mes trouvailles, cette partie sera enrichie.


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